Le corps repêché le 27 mars 2026 dans un canal de Reims a été formellement identifié comme celui de Mathieu Moubamba Mouity, un étudiant gabonais de 18 ans. Porté disparu depuis le 16 mars, le jeune homme faisait l’objet d’intenses recherches menées par ses proches et les autorités, son absence prolongée ayant rapidement suscité une vive inquiétude.
Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait été aperçu pour la dernière fois à la sortie d’un établissement nocturne, où il se trouvait seul. Depuis, aucune trace de vie n’avait été signalée jusqu’à la macabre découverte de son corps dans le canal.
À ce stade, les circonstances exactes du décès restent indéterminées. Les enquêteurs privilégient plusieurs hypothèses, dont celle d’une chute accidentelle ou d’un acte lié à une éventuelle fragilité psychologique. Certaines sources évoquent des épisodes de détresse mentale, mais seule l’enquête en cours, appuyée par une autopsie, permettra d’établir les causes précises du drame.
Ce décès tragique a profondément ému la communauté gabonaise, aussi bien en France qu’au Gabon. Il ravive, une fois de plus, la question sensible de la santé mentale des étudiants africains à l’étranger, confrontés à l’isolement, à la pression académique et à l’éloignement familial.
Au-delà de l’émotion, cette disparition met en lumière l’urgence de renforcer les dispositifs d’accompagnement psychologique et social pour ces jeunes expatriés, afin de prévenir de telles tragédies et de mieux encadrer leur parcours loin de leur pays d’origine.