Feuille de route des 100 jours : qui sanctionnera les retards ?

Hier encore, face aux caméras de Gabon 24, dans l’émission « Le gouvernement s’exprime », Hermann Immongault a défendu la méthode choisie par l’exécutif, une feuille de route de 100 jours assignée à chaque ministre pour produire des résultats rapides et mesurables.

Pour le vice-président, il ne s’agit pas d’une promesse symbolique. « L’engagement que le chef de l’État a pris devant les Gabonais, ce n’est pas un engagement à la légère. (…) Chaque membre du gouvernement a reçu sa feuille de route de manière individuelle. »

L’exercice se veut exigeant et transparent. « Au bout de 100 jours, nous viendrons dire clairement ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait. » Une reddition des comptes publique qui rompt avec certaines pratiques administratives plus discrètes du passé.

Reste la question centrale, les sanctions. Sur ce point, Hermann Immongault est catégorique : « C’est la sanction du chef. (…) Le chef de l’État appréciera le niveau de réalisation. » Autrement dit, l’arbitrage final sera présidentiel.

Une méthode qui responsabilise les ministres, mais qui pose aussi la question de la lisibilité des critères d’évaluation. Sans indicateurs clairs et publics, la sanction pourrait apparaître subjective.

La feuille de route ouvre ainsi une culture du résultat. Encore faut-il que les conséquences suivent réellement, faute de quoi ces 100 jours risqueraient de rester un simple slogan politique.

Lire Aussi:  Barro Chambrier sacre l’Union Démocratique des Bâtisseurs et relance le RPM

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *