Affaire Ntoutoume Ayi : La défense dément toute menace sur l’immunité et dénonce des « inventions »

Accusé par une récente publication d’être sous la menace d’une levée de son immunité parlementaire, le député d’Akanda a réagi par la voix de ses conseils. Dans une mise au point officielle diffusée ce 5 février 2026, le cabinet Kalmie Avocats Associés dénonce un récit médiatique truffé d’inexactitudes juridiques et rétablit une version des faits qui fragilise la thèse de la partie poursuivante.

Le communiqué du conseil de Monsieur Ntoutoume Ayi est sans équivoque, l’article incriminé contient des « inexactitudes factuelles graves et des contre-vérités juridiques manifestes ». Contrairement à la thèse d’une pression du parquet, la défense précise que le renvoi de l’affaire au rôle général n’est que la conséquence de l’absence de la plaignante. En effet, « la partie poursuivante, Maître Gisèle Eyue Bekalé, ne s’est pas présentée à l’audience […] et n’était représentée par aucun conseil ». Pour les avocats du député, cette carence procédurale est la seule raison du blocage, et toute autre présentation des faits relève de la « pure invention ».

Sur le plan du droit, le cabinet Kalmie fustige une confusion entre les rôles des acteurs judiciaires. Dans cette procédure de citation directe, le ministère public n’est qu’une « partie jointe » et n’a « ni l’initiative de l’action, ni la maîtrise de son orientation ». Dès lors, l’idée que le procureur puisse solliciter un renvoi pour lever une immunité parlementaire est jugée « factuellement fausse et juridiquement absurde » par les conseils du parlementaire. La défense martèle qu’aucune juridiction n’a envisagé une telle mesure à l’audience et que parler de menace relève d’une « construction médiatique sans fondement judiciaire ».

Lire Aussi:  Me Peter Stephen Assaghlé : [À propos de la conférence de presse du Dr. Eddy Minang, Procureur Général près la Cour d’appel de Libreville concernant le procès de madame Sylvie Aimé Valentin épouse Bongo et monsieur Nourredin Bongo Valentin ]

Face à ce qu’ils qualifient de désinformation, les avocats rappellent que l’immunité n’est pas un obstacle à la justice, mais une garantie constitutionnelle qui ne saurait être levée sur la base de « spéculations journalistiques ». Tout en affirmant que leur client reste « serein et confiant dans l’institution judiciaire », le cabinet prévient que Jean Gaspard Ntoutoume Ayi se réserve le droit de « tirer toutes les conséquences légales de la diffusion d’informations inexactes portant atteinte à son honneur ». Une mise en garde ferme qui souligne la détermination de l’élu à protéger sa réputation face aux dérives dénoncées.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *