Face aux tensions persistantes qui fragilisent le secteur de l’enseignement supérieur gabonais, le gouvernement a choisi la voie de la responsabilité et de l’anticipation. À l’initiative du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Charles Edgar Mombo, une dynamique de dialogue social a été engagée afin de désamorcer une crise nourrie par des revendications anciennes liées à la gestion administrative et financière des personnels enseignants et administratifs. Une démarche qui traduit la volonté des autorités de privilégier l’écoute et la concertation dans un secteur stratégique pour l’avenir du pays.
En convoquant sans délai les partenaires sociaux autour de la table, le Pr Charles Edgar Mombo a fait preuve de promptitude et de sens aigu du devoir. Lui-même enseignant-chercheur au département des Littératures africaines de l’Université Omar Bongo, il connaît de l’intérieur les réalités du monde universitaire, ses contraintes comme ses attentes. Cette proximité avec le terrain confère à son action une crédibilité particulière et une compréhension fine des frustrations exprimées depuis plusieurs années par les acteurs du système.

La réunion de concertation s’est tenue en présence de la Secrétaire générale du ministère, le Pr Georgette Ngabolo épouse Mapaga, de l’Inspecteur général des services, le Pr Eugénie Eyeang, ainsi que de responsables clés des administrations de la solde et du budget. Ensemble, ils ont échangé avec les représentants des principales organisations syndicales, notamment le Collectif INTELLIGENTSIA, le FRAPES, le SNEC-IST et le SNEC-UOB, qui ont exposé les dysfonctionnements récurrents : retards d’intégration à la Fonction publique, reclassements CAMES non effectifs, lenteurs dans les mises en solde et lourdeurs administratives persistantes.
Dans un climat d’écoute jugé constructif par plusieurs participants, des pistes concrètes ont été arrêtées. Le ministre a notamment appelé à la suspension du préavis de grève dès l’ouverture des négociations, afin de préserver la continuité du service public et de sécuriser le calendrier académique. Surtout, la mise en place d’une commission tripartite associant les ministères de l’Enseignement supérieur, du Budget et de la Fonction publique a été actée, avec pour mission d’accélérer et de fiabiliser le traitement des dossiers de mise en solde et de reclassement, dans le strict respect des procédures en vigueur.

Si cette rencontre ne saurait, à elle seule, régler l’ensemble des problèmes structurels du secteur, elle marque néanmoins une étape significative vers l’apaisement du climat social. Les partenaires syndicaux, tout en restant vigilants quant à la mise en œuvre effective des engagements pris, reconnaissent dans cette initiative un signal fort d’ouverture et de volonté politique. En plaçant le dialogue au cœur de son action, le Pr Charles Edgar Mombo confirme une approche fondée sur le dévouement, la connaissance du terrain et la recherche de solutions durables pour restaurer la stabilité et la crédibilité de l’enseignement supérieur gabonais.