La crise qui paralysait depuis plusieurs jours le ministère de l’Éducation nationale connaît un tournant décisif. Le mardi 20 janvier 2025, un protocole d’accord a été officiellement remis aux partenaires sociaux, actant la suspension du mouvement de grève et réaffirmant l’engagement du gouvernement à répondre aux principales préoccupations des enseignants.
Signé par les trois ministres chargés du suivi des situations administratives des agents, ainsi que par le collectif SOS Éducation, le SENA et le SynetechPro, ce document marque une étape importante dans le processus de sortie de crise. Son objectif principal est de permettre un suivi rigoureux, point par point, de l’avancement des revendications formulées par les enseignants.
Au cœur de cet accord figurent des engagements clairs de l’État, notamment sur la régularisation des situations administratives, la gestion des carrières et le traitement des dossiers en souffrance. Une commission technique est d’ores et déjà à pied d’œuvre pour examiner ces différents points, jugés prioritaires par les partenaires sociaux.
« Nous sommes toujours dans la dynamique des négociations d’Alibandeng », a déclaré Magloire Memiaghe, secrétaire général par intérim du SENA au micro de Nour Radio Tv. « Le point phare reste la régularisation des situations administratives et le plan de carrière. La commission technique a commencé à travailler et nous allons suivre élément par élément les accords arrêtés à Alibandeng, qui constituent aujourd’hui le principal point d’achoppement », a-t-il précisé.
Ce protocole d’accord ouvre ainsi une phase de suivi étroit entre le gouvernement et les syndicats, dans l’espoir de restaurer un climat de confiance durable. Si la suspension de la grève constitue un signal d’apaisement, de nombreux enseignants restent toutefois vigilants, attendant des actes concrets pour juger de la sincérité des engagements pris.