Éducation nationale : imbroglio autour de la reprise des cours

Après plusieurs semaines de tensions et de négociations, le dossier de la crise au sein de l’Éducation nationale reste loin d’être totalement refermé. Si le ministère a multiplié les annonces de réformes pour tenter d’apaiser le climat social, la question de la reprise effective des cours continue de diviser le corps enseignant.

À l’issue des concertations engagées avec les partenaires sociaux, les autorités ont annoncé une série de mesures présentées comme des avancées majeures. Parmi elles figurent notamment le paiement progressif des arriérés de vacations et d’examens, l’engagement de régulariser les situations administratives en attente notamment les intégrations et avancements, la relance des commissions administratives paritaires, ainsi que la promesse d’un audit du fichier solde afin de corriger les anomalies de paiement qui pénalisent de nombreux enseignants.

À ces réformes s’ajoute l’annonce d’un calendrier de mise en œuvre échelonné, censé permettre un retour progressif à la normale dans les établissements scolaires.

Ces annonces ont conduit certains enseignants, notamment au sein du collectif SOS Éducation, à décider de suspendre le mouvement d’humeur, estimant qu’il s’agissait là de signaux encourageants ouvrant la voie à un dialogue plus constructif avec les autorités.

Mais cette position est loin de faire l’unanimité. Dans les rangs du corps enseignant, beaucoup restent sceptiques et conditionnent toute reprise des cours à l’application effective et concrète des réformes annoncées. « Les promesses, nous en avons entendu beaucoup. Ce que nous attendons désormais, ce sont des actes », confie un enseignant du secondaire sous couvert d’anonymat.

Pour ces enseignants, il ne saurait être question de retourner en classe tant que les arriérés ne sont pas réellement payés, que les situations administratives ne sont pas régularisées et que les dysfonctionnements structurels du système ne sont pas traités en profondeur.

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Le secteur reste donc plongé dans un climat d’incertitude, entre volonté de sortie de crise et méfiance persistante. Cette division au sein même du corps enseignant complique davantage la lisibilité du mouvement et rend la reprise des cours toujours aussi incertaine.

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