Lors de la réunion gouvernementale du 4 décembre, le président Brice Clotaire Oligui Nguema, a livré un message sans détour aux responsables investis d’un pouvoir public. D’un ton ferme, il a dénoncé les comportements qui, selon lui, continuent de plomber le fonctionnement de l’administration : manquements éthiques, arrangements obscurs et solidarités d’intérêt contraires à l’esprit de la République.
Deux ans après la prise de contrôle du pays, le chef de l’État estime que certains hauts cadres n’ont pas encore pleinement intégré l’exigence de rupture annoncée dès les premières heures de la transition. Malgré les réformes engagées, il observe que des attitudes enracinées allant du favoritisme latent aux pratiques illicites persistent et ralentissent le processus de modernisation souhaité pour le Gabon.
Dans son intervention, Oligui Nguema a tenu à rappeler ce qu’implique réellement la gestion de l’autorité publique : servir la Nation, protéger l’intérêt collectif et agir avec rigueur morale. Il a insisté sur le fait que les postes de responsabilité doivent être exercés avec honnêteté, sens du devoir et discipline, affirmant que la fonction publique ne doit jamais être détournée de son objectif premier.
S’il dit garder confiance dans la capacité des Gabonais à relever les défis nationaux, le président a néanmoins resserré la vis. Il a clairement annoncé que toute faute ou tout abus, quel que soit le rang de son auteur, sera désormais réprimé sans délai. L’objectif affiché : instaurer une culture d’intégrité et assainir durablement les pratiques au sein des institutions.
À travers cet avertissement, Oligui Nguema entend remettre au centre du jeu politique une exigence de rigueur et de transparence. Son message se veut un rappel : la transformation du pays ne pourra se concrétiser que si chaque acteur du service public adopte une conduite irréprochable et travaille réellement au bénéfice du Gabon.