Élu à une écrasante majorité le 17 novembre, Michel Régis Onanga Ndiaye a officiellement pris les rênes de l’Assemblée nationale ce mercredi 19 novembre, succédant à François Ndongou. La cérémonie de passation de charges, tenue au Palais Léon-Mba, s’est déroulée en présence de la représentante du ministre chargé des Relations avec les institutions. Moment solennel et hautement symbolique, cette transition marque la clôture d’une période de transition institutionnelle et l’ouverture d’une nouvelle législature que le nouveau président entend placer sous le sceau de l’efficacité et de la proximité avec les citoyens.
Dans son allocution, l’ancien ministre des Affaires étrangères a tenu à saluer la « bravoure » de son prédécesseur, qui aura dirigé l’institution pendant 26 mois marqués par de profondes mutations politiques. Mais au-delà des hommages, Régis Onanga Ndiaye a tracé les premières lignes de sa feuille de route : rétablir un fonctionnement parlementaire normal et renforcer la capacité du Palais Léon-Mba à répondre aux attentes sociales pressantes. « Le travail commence maintenant, car les problèmes des concitoyens sont nombreux et urgents », a-t-il martelé dans un message relayé sur sa page Facebook, affichant ainsi sa volonté de rompre avec l’inertie.
À peine la passation achevée, le nouveau “PAN” a réuni les responsables de l’administration parlementaire pour s’imprégner des rouages internes de l’institution. Une démarche qui témoigne de sa détermination à amorcer rapidement les travaux législatifs, malgré une première session ordinaire fixée au 2 mars 2026. En plaçant la remise en ordre de l’appareil administratif au cœur de ses priorités, Michel Régis Onanga Ndiaye cherche à assurer une transition fluide entre l’Assemblée de la Transition et celle du fonctionnement républicain régulier.
Porté à la tête de la 14ᵉ législature par 99 % des suffrages, le député de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) s’impose déjà comme l’une des figures majeures du renouveau institutionnel gabonais. Son discours, empreint de pragmatisme et de sens du devoir, laisse entrevoir un mandat tourné vers la reconstruction politique et le rapprochement entre les élus et le peuple. À travers sa devise implicite : travail, urgence et responsabilité, Michel Régis Onanga Ndiaye inaugure une ère parlementaire qui entend conjuguer action et réforme, au service d’un Gabon en quête de stabilité et de résultats tangibles.