Plus de deux mois après la clôture de la seconde phase de la révision de la liste électorale, les agents des commissions d’enrôlement de la province de la Ngounié attendent toujours leur rémunération. Une situation incompréhensible et frustrante pour ces hommes et femmes mobilisés entre le 1er et le 10 août 2025 dans le cadre de la phase dite de réclamation.
Selon plusieurs membres des commissions contactés, les paiements devaient intervenir une semaine après la fin des opérations, soit autour du 17 août. Mais depuis cette date, aucune communication officielle n’a été donnée par le ministère de l’Intérieur, encore moins par les autorités provinciales chargées du suivi administratif.
Cette situation crée un sentiment de désintérêt et d’abandon parmi les agents, qui estiment avoir accompli leur mission dans des conditions parfois difficiles. Entre déplacements coûteux, longues journées de travail et attentes interminables, beaucoup dénoncent une forme de mépris administratif qui risque d’affecter leur engagement futur lors des prochaines opérations électorales.
Alors que le pays s’apprête à tourner une nouvelle page politique avec les seconds tours des élections législatives, cette absence de diligence dans le paiement des commissions d’enrôlement jette une ombre sur la gestion du processus électoral. Entre oubli, lenteur administrative ou refus non assumé, le silence du ministère de l’Intérieur sur ce dossier commence à faire grincer des dents dans la Ngounié.