Cap-Esterias : un ressortissant sénégalais fracasse la tête d’un gabonais à la hache pour une histoire de terrain

Une violente agression survenue à Cap-Esterias, au nord de Libreville, a une nouvelle fois mis à nu les dérives du système foncier gabonais. Un activiste, venu soutenir une famille locale dans un litige territorial, a été grièvement blessé à la tête à l’aide d’une hache par un ressortissant sénégalais. Ce drame, sur fond de conflit de propriété, met en évidence la corruption, l’opacité et la faiblesse du contrôle de l’État dans la gestion des terres.

Selon plusieurs témoins, tout serait parti d’une dispute entre la famille Bourdette, propriétaire d’un terrain depuis plusieurs décennies, et un Sénégalais prétendant en avoir acheté une partie. Ce dernier serait arrivé sur les lieux accompagné d’ouvriers pour y entamer des travaux, brandissant des documents cadastraux qu’il affirmait authentiques. Face à son obstination et à ses menaces, la famille a fait appel à des activistes pour dénoncer une tentative d’accaparement. C’est au cours de cette confrontation que la situation a dégénéré, aboutissant à une scène d’une extrême violence.

D’après le quotidien L’Union, la victime, touchée grièvement à la tête, a été évacuée d’urgence vers l’hôpital militaire de Dakanda, où elle a été opérée. Deux plaintes ont été déposées pour tentative de meurtre et coups et blessures volontaires. L’agresseur, lui, aurait pris la fuite avant l’arrivée des forces de l’ordre. Cette affaire, qui a profondément choqué l’opinion publique, illustre la tension croissante autour de la question foncière dans le pays.

Sur le plan juridique, le dossier soulève une interrogation majeure : comment un ressortissant étranger peut-il détenir un titre foncier alors même que la législation gabonaise interdit formellement la vente de terrains aux non-nationaux ? Malgré les discours officiels et les annonces présidentielles réitérant cette interdiction, des fraudes, complicités administratives et manipulations de dossiers semblent perdurer, sapant la crédibilité de l’administration du cadastre.

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Au-delà du drame humain, cette affaire met en lumière une réalité bien plus structurelle : celle d’un secteur foncier miné par les réseaux de corruption, les falsifications de documents et les surfacturations. Des pratiques qui fragilisent la souveraineté nationale et nourrissent un profond sentiment d’injustice au sein des populations locales. Les activistes et familles dépossédées dénoncent un laxisme institutionnel et réclament une meilleure protection, accusant les autorités de fermer les yeux sur ces dérives.

Face à cette situation explosive, plusieurs voix s’élèvent pour exiger des mesures fortes. Il est urgent, selon des observateurs, que le gouvernement ouvre une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités, aussi bien des auteurs matériels de l’agression que des agents impliqués dans les éventuelles falsifications administratives. Une réforme profonde du cadastre, appuyée par la digitalisation des titres et la transparence des transactions, apparaît également incontournable.

Sans une action rapide et exemplaire, l’affaire de Cap-Esterias risque de devenir le symbole d’un État impuissant à protéger ses citoyens et à défendre ses terres. Le sang versé dans ce litige n’est pas seulement celui d’un activiste blessé : il est le reflet d’un pays en quête d’équité, de justice et de souveraineté dans la gestion de ses ressources foncières.

3 commentaires sur « Cap-Esterias : un ressortissant sénégalais fracasse la tête d’un gabonais à la hache pour une histoire de terrain »

  1. C’est regrettable dans notre pays un étranger ou est la dignité des gabonais ?? Un Gabonais n’ira jamais dans un pays de l’Afrique de l’ouest ou ailleurs revendiquer un terrain trop cest trop si les étrangers agissent ainsi dans notre pays cest la faute des autorités le ministre de l’intérieur on doit le viré le ministre des affaires étrangères ont doit le viré si le président S E brice clotaire oligui nguema ne fait rien pour mettre les gens qu’il faut à la place qu’il faut une chose est sûre le peuple Gabonais tout entier va lâcher le président il faut des vrais Gabonais de souches et non des bi nationaux ils sont complices du malheur que vie le peuple Gabonais on n’a un compatriotes Gabonais qui a investi au Sénégal 🇸🇳 les sénégalais on pris sa société alors qu’il a investi plus de 100 millions de francs cfa mais les autorités gabonaises n’ont pas agit pour soutenir notre frère Gabonais entre temps Les étrangers font ce qu’ils veulent au Gabon ils maltraite le peuple Gabonais prennent leur terre de force et nos autorités ne dise rien ces mêmes étrangers travaillent avec les juges Gabonais pour traquer les gabonais ou est la dignité des gabonais monsieur le président S E brice clotaire oligui nguema si vous ne faites rien le gabon ne vas plus exister il est temps d’expulser tous les africains de l’Afrique de l’ouest qui sont au Gabon ils sont au Gabon pour remplacer les Gabonais de souches si vous ne faites rien alors nous le peuple on va prendre les choses en main il ya qu’au Gabon ou ont voit ca

    1. Nous appelons chacun à garder son calme, à refuser les appels à la haine ou à la vengeance. La justice ne se construit pas dans la rage, mais dans la vérité, le droit et la solidarité.
      Ce drame ne doit pas diviser notre communauté. Il doit nous unir dans la défense de nos droits, dans le respect des lois, et dans la protection de chaque vie humaine.
      Nous demandons aux autorités de faire toute la lumière sur les faits. Et à chacun d’entre nous, de rester vigilant, mais pacifique.
      La paix est notre plus grand pouvoir. Ne la perdons pas.

    2. Nous appelons chacun à garder son calme, à refuser les appels à la haine ou à la vengeance. La justice ne se construit pas dans la rage, mais dans la vérité, le droit et la solidarité.
      Ce drame ne doit pas diviser notre communauté. Il doit nous unir dans la défense de nos droits, dans le respect des lois, et dans la protection de chaque vie humaine.
      Nous demandons aux autorités de faire toute la lumière sur les faits. Et à chacun d’entre nous, de rester vigilant, mais pacifique.
      La paix est notre plus grand pouvoir. Ne la perdons pas.

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