Colère chez les chauffeurs de Taxi GAB+ : plus de 200 véhicules immobilisés après des contrôles inattendus

Depuis ce matin, un vent de colère souffle à la direction générale de Taxi GAB+. Des dizaines de chauffeurs se sont rassemblés devant la base technique pour exprimer leur mécontentement face à une mesure qui les prend de court : la décision de soumettre leurs véhicules aux contrôles de police, sans aucune information préalable.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, plus de 200 taxis GAB+ ont été immobilisés au cours des dernières heures dans différents points de Libreville, à la suite de contrôles menés par les forces de l’ordre. Une situation que les conducteurs jugent injuste et mal préparée. « Nous sommes déçus de la manière dont la direction générale s’y est prise. Nous avons appris cette mesure par les policiers eux-mêmes, qui nous présentaient le document sur leur téléphone », s’indigne un chauffeur, visiblement frustré.

Les conducteurs affirment avoir été pris au dépourvu. Plusieurs documents administratifs relatifs à la mise en circulation des véhicules (visites techniques, assurances, cartes d’extincteurs) seraient expirés, faute d’avoir été renouvelés par la direction. « Comment la direction peut-elle demander à la police de nous contrôler alors qu’elle-même ne nous a pas encore remis les documents à jour ? », s’interroge un autre chauffeur.

Cette décision jugée précipitée a eu pour conséquence directe de bloquer l’activité des taxis GAB+ depuis le matin. De nombreux conducteurs se retrouvent immobilisés, sans pouvoir exercer leur travail, alors qu’ils doivent s’acquitter de leur redevance journalière. « Nous sommes à la base depuis l’aube, nos papiers sont chez les policiers. Pendant ce temps, la journée continue et nous devons la payer. C’est injuste », se désole un transporteur.

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Les chauffeurs dénoncent également une confusion juridique. Selon eux, le projet Taxi GAB+ lancé à l’époque par les autorités de transition bénéficiait d’un cadre exceptionnel. Les conducteurs devaient être titulaires du permis B et non du permis de catégorie C ou D, habituellement exigé pour le transport en commun. « Le Chef de l’État à l’époque avait accordé des conditions spéciales. Aujourd’hui, cette nouvelle note ouvre la porte aux policiers pour nous verbaliser à cause du permis. C’est contraire à la mesure présidentielle », explique un représentant des chauffeurs.

Face à cette situation, les conducteurs demandent à la direction générale de revoir sa position et d’engager un dialogue. Ils estiment que cette décision met en péril leur travail et va à l’encontre de l’esprit même du projet Taxi GAB+, censé offrir des opportunités aux jeunes Gabonais.

En attendant une réaction officielle de la direction, le mouvement d’humeur se poursuit, paralysant partiellement les activités de la société. Les chauffeurs promettent de maintenir la pression tant qu’aucune solution concrète n’aura été trouvée.

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