Alors que le Championnat d’Afrique de volley-ball zone 4 se déroule actuellement au Congo, le Gabon reste absent de la compétition. Depuis plus de dix ans, le pays ne dispose plus d’équipe nationale de volleyball en salle. Une absence prolongée qui suscite l’incompréhension des amateurs et met en lumière le déclin de cette discipline autrefois pratiquée dans les établissements scolaires et certains clubs.
Le volleyball, discipline olympique et vecteur de cohésion, n’a plus de visibilité au Gabon. Les jeunes passionnés qui aspirent à évoluer au niveau international se retrouvent sans cadre structuré, sans encadrement technique national et surtout sans perspectives. “Comment motiver une nouvelle génération si aucune équipe ne représente le pays ?” s’interrogent certains pratiquants.
Le dernier match de l’équipe nationale remonte au 17 février 2014 face au Cameroun lors des qualifications pour la coupe du monde.
Cette absence prolongée prive le Gabon de compétitions régionales et continentales, accentuant le retard par rapport aux pays voisins qui continuent d’investir dans leurs sélections. Pendant que d’autres nations progressent et gagnent en expérience, les volleyeurs gabonais se contentent de tournois locaux ou, au mieux, de suivre à distance l’évolution de leurs homologues. La fédération, faute d’alternative, a même pris pour habitude d’envoyer des liens pour regarder les matchs en ligne.
Les observateurs pointent du doigt un désintérêt des autorités sportives nationales et un manque de moyens alloués à ce sport. Pourtant, la relance du volleyball ne nécessiterait pas des infrastructures lourdes mais un investissement en formation, en organisation et en suivi des talents.
La situation appelle une réaction. Si rien n’est fait, le Gabon risque de condamner une génération entière de sportifs à l’oubli, alors même que le potentiel existe. Les clubs locaux continuent tant bien que mal de maintenir la pratique, mais sans un projet national, l’avenir reste incertain. La question est donc posée : quand le Gabon décidera-t-il de réinvestir dans le volleyball et de reconstruire une équipe nationale digne de ce nom ?