À la suite de contestation et d’une conférence de presse de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi très suivie ce jour en après-midi, le ministre de l’Intérieur, agissant en tant que président de la CNOCER, a finalement rectifié les résultats du premier tour des législatives à Akanda. La déclaration rendue publique ce lundi soir confirme que les nouveaux chiffres publiés s’alignent désormais sur les procès-verbaux affichés dans les 54 bureaux de vote, mettant fin à une polémique qui avait enflammé l’opinion locale.
Selon ces résultats corrigés, Pascal Nze Ndong Nze (UDB) arrive en tête avec 1 699 voix (22,17 %), suivi de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi (Union Nationale) avec 1 622 voix (21,16 %) et de Franck Joseph Nguema (CNCD) qui obtient 1 596 voix (20,82 %). Des chiffres conformes à ceux compilés par les représentants des partis et les observateurs sur le terrain, mais radicalement différents de la première version rendue publique par la CNOCER, qui avait été jugée « inexplicable et inacceptable » par le candidat de l’Union Nationale.
Pour Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, cette rectification est une victoire de la transparence et de la vigilance citoyenne : « Nous avons refusé de cautionner une falsification. Les faits nous donnent raison : seule la vérité des urnes doit guider le processus électoral. » L’opposant, dont le discours appelait à la fermeté et à la responsabilité de l’administration électorale, voit dans cette décision un premier pas vers la restauration de la confiance entre les citoyens et les institutions.
Cette reconnaissance officielle des chiffres authentiques illustre aussi la pression exercée par certains leaders et les médias, qui ont largement relayé les preuves de manipulation : photos de procès-verbaux, écarts arithmétiques et contradictions flagrantes entre les totaux locaux et les résultats centralisés. En rectifiant les erreurs, le ministre de l’Intérieur envoie un signal fort : celui d’une administration à l’écoute, capable de corriger ses manquements pour préserver la légitimité du scrutin, même si, dans l’ensemble, plusieurs personnes souhaiteraient que cette élection soit annulée sur l’ensemble du territoire à cause des irrégularités.
À l’approche du second tour, cette clarification redonne de la crédibilité au processus électoral dans la Commune d’Akanda. Elle rappelle que la vigilance démocratique, le contrôle citoyen et le respect des chiffres officiels sont les meilleurs garants de la souveraineté populaire. Reste désormais à espérer que cette rigueur s’étendra à l’ensemble du territoire national, afin que les élections de 2025 tiennent la promesse d’un Gabon nouveau, fondé sur la vérité, la justice et la responsabilité.