Au premier meeting de sa campagne, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a tenu à replacer son discours politique dans une dimension mémorielle et patriotique. Il a rendu hommage aux militaires qui, le 30 août 2023, ont mis fin à un régime oppressant, devenant les héros de la Libération du Gabon. Il a également salué la mémoire de figures disparues de l’Union Nationale, comme André Mba Obame ou Casimir Oyé Mba, qui, selon lui, auraient tant aimé voir l’avènement d’un Gabon libre. Pour Ntoutoume Ayi, leur héritage oblige la nouvelle génération à poursuivre la construction d’un pays juste et inclusif.
Devant une foule séduite et presque acquise, le candidat de l’Union Nationale a ensuite rappelé son engagement personnel au sein du mouvement « Appel à Agir », qui, dès 2019, avait dénoncé avec courage l’imposture politique et réclamé la libération du pays. Selon lui, les sacrifices de ces militants de la première heure ont contribué à ouvrir la voie au changement historique du 30 août 2023. Aujourd’hui, a-t-il martelé, la responsabilité incombe aux Gabonais de donner un sens politique concret à cette libération en choisissant des représentants dignes de ce combat.

À dix jours des élections législatives et locales, Ntoutoume Ayi a insisté sur l’enjeu décisif du scrutin. Pour la première fois depuis la transition, les Gabonais sont appelés à désigner librement leurs députés et leurs conseillers municipaux. Il a exhorté les électeurs à se poser une question essentielle : confieront-ils à nouveau leur destin à ceux qui ont pillé et humilié le pays, ou le remettront-ils entre les mains de ceux qui, envers et contre tout, sont restés debout pour défendre la Nation ?
Dans son intervention, le candidat du 2ᵉ arrondissement d’Akanda a également mis en avant le caractère collectif et populaire de son projet. Entouré de son suppléant Andreï Olago Mboumba et de l’équipe « Akanda j’y crois », il s’est présenté comme un voisin, un collègue, un parent, semblable à tous les habitants de la commune. Ce lien de proximité, selon lui, fonde la légitimité de sa candidature et garantit un mandat exercé au plus près des réalités locales.
Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a aussi exprimé sa vision d’Akanda comme une communauté unie et inclusive, où chaque citoyen doit se sentir respecté et fier d’appartenir à la commune. « Ici, c’est chez nous ! Akanda, c’est chez nous ! », a-t-il lancé à la foule, dans un appel vibrant à l’identité partagée et à la cohésion sociale. Pour lui, aimer Akanda, c’est aimer les Akandais dans leur diversité et œuvrer pour leur bien-être.
Interrogé sur son rôle à l’Assemblée nationale, Ntoutoume Ayi a présenté une ligne claire : soutenir tout ce qui sera bénéfique au peuple gabonais et s’opposer fermement à toute mesure contraire à ses intérêts. Il s’est engagé à rappeler constamment au président Brice Clotaire Oligui Nguema le pacte qui le lie au peuple, affirmant qu’il sera un député vigilant, loyal envers la Nation et non soumis à des logiques partisanes ou personnelles.
Il a insisté sur le fait que son mandat, s’il est élu, sera guidé par la constance et la détermination qui caractérisent son parcours. Défendre la dignité des Gabonais, porter leur voix et garantir que les engagements pris pendant la campagne trouvent une traduction dans les actes du gouvernement : tel est le cap qu’il s’est fixé.
Avant de conclure son propos, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a lancé un appel solennel à la mobilisation massive le 27 septembre. « Le 27, c’est le 27 », a-t-il répété comme un refrain, invitant chaque Gabonaise et chaque Gabonais à faire de leur bulletin de vote l’instrument de la dignité retrouvée et du progrès collectif. Pour lui, ce scrutin est une promesse : celle d’un Gabon réellement libéré, porté par ses citoyens et construit pour tous.