Le 16 septembre 2025, à quelques heures du lancement officiel de la campagne électorale, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, candidat de l’Union Nationale aux législatives et tête de liste aux locales dans le 2ᵉ arrondissement d’Akanda, a animé une conférence de presse. L’occasion pour l’opposant de présenter sa vision, à la fois pour sa circonscription et pour le pays.
Au cœur de son intervention, le candidat a insisté sur un développement local « plus équilibré », axé sur les infrastructures de proximité, l’amélioration des services publics et la création d’opportunités économiques, notamment pour les jeunes.
L’agriculture comme levier stratégique
Pour Akanda, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi veut faire du secteur agricole un moteur de croissance. Il propose la mise en place de pôles d’activités agricoles destinés à créer des emplois, réduire le chômage et tendre vers l’autosuffisance alimentaire. Selon lui, l’agriculture doit devenir « un levier économique majeur », capable de répondre aux besoins des populations tout en offrant des perspectives nouvelles aux jeunes et aux femmes.
Une vision nationale tournée vers le renouveau
Au-delà des enjeux locaux, le candidat de l’Union Nationale a livré sa lecture de la situation nationale. Il appelle à un renouveau politique fondé sur la transparence, la justice sociale et la participation citoyenne. « Je ne cours ni derrière le parti au pouvoir, ni derrière des intérêts personnels. Mon engagement est avant tout au service du peuple », a-t-il affirmé, se présentant comme une voix « libre, courageuse et constructive » au sein des institutions.
Défendre une presse libre
Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a également insisté sur l’importance d’une presse indépendante et économiquement viable. Pour lui, la liberté économique des médias constitue un pilier de la démocratie. Il s’engage, s’il est élu, à transformer cette vision en projet de loi, rappelant que des propositions concrètes ont déjà été soumises pour créer un environnement plus favorable aux médias indépendants.
Un tournant historique pour le Gabon
Revenant sur le récent coup d’État, l’opposant y voit une « occasion historique » pour reconstruire le pays sur des bases plus justes et démocratiques. Il a appelé les Gabonais à s’impliquer dans le processus électoral et à « faire le choix de l’avenir ». Convaincu que le pays a besoin d’un nouveau souffle, il promet de défendre une vision réaliste pour ouvrir, selon ses termes, « une nouvelle ère de progrès, de stabilité et de développement durable ».