Un fait divers inattendu a éclaté entre Malinga, Lébamba et Mouila en fin de semaine dernière, mettant en lumière de possibles complicités au sein des forces de l’ordre. Des gendarmes en poste à Malinga auraient dissimulé d’importantes quantités de chanvre indien dans un sac d’arachides, à destination de Mouila. C’est lors d’une halte à Lébamba que la supercherie a été révélée, à la suite d’un incident pour le moins insolite. Une histoire similaire à celle qui s’est déroulée la semaine dernière à Mbigou.
Selon des témoignages concordants, la découverte est intervenue grâce à des enfants embarqués à l’arrière du véhicule de transport. En perçant le sac pour grignoter quelques graines d’arachide, ils ont mis au jour la présence de la drogue dissimulée. Alertés, les gendarmes de Lébamba ont immédiatement sollicité les services spéciaux de Mouila, lesquels ont rapidement appréhendé l’individu censé réceptionner le colis.
Une source militaire proche du dossier confirme que « les auteurs sont identifiés et les interpellations sont en cours ». Cette avancée laisse penser que le réseau pourrait être rapidement démantelé. Toutefois, l’affaire jette une nouvelle ombre sur l’intégrité de certains agents, soupçonnés d’exploiter leur position pour alimenter des circuits illicites au détriment de leur mission première : protéger les populations.
Au-delà du fait divers, ce dossier illustre une problématique plus large : celle du trafic de stupéfiants qui prospère autour des frontières gabonaises. En impliquant des membres des forces de sécurité, il met en exergue la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle interne et de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions chargées de garantir l’ordre public.