À un peu plus d’un mois des élections législatives prévues le 27 septembre 2025, la publication de la liste provisoire des candidats par la Commission Nationale d’Organisation et de Coordination des Élections et du Référendum (CNOCER) suscite de vives réactions. Plusieurs candidatures de jeunes, à l’instar de celle d’Haresse Kengue, ont été rejetées, plongeant certains prétendants dans l’incompréhension.
Selon les concernés, tous les documents exigés auraient été déposés dans les délais impartis. Pourtant, leurs noms ne figurent pas sur la liste officielle publiée par le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation. « Nous avons respecté toutes les procédures, mais nous découvrons avec étonnement que nos dossiers sont rejetés. Comment expliquer une telle décision ? », s’interroge un candidat recalé, amer face à cette situation.
Le ministre de l’Intérieur, par ailleurs président de la CNOCER, a rappelé que les candidats non retenus disposent d’un délai de 72 heures à compter de la publication pour introduire un recours auprès de la Cour constitutionnelle. Un droit dont certains entendent user, même si la confiance dans le processus semble déjà ébranlée.
Ces rejets posent d’autant plus question que les législatives de 2025 sont perçues comme une étape décisive vers le renouvellement de la classe politique. Nombreux sont les observateurs et électeurs à espérer une percée significative de jeunes figures, capables d’incarner une rupture avec l’ancien système largement dominé par les “vieux briscards” de la politique nationale.
Or, l’exclusion de plusieurs candidatures juvéniles, dont celle très médiatisée d’Haresse Kengue, alimente désormais le doute. Assiste-t-on réellement à l’ouverture d’une nouvelle ère politique, ou bien à la reconduction des pratiques du passé sous une autre forme ? À mesure que la date du scrutin approche, la question de la transparence et de l’équité dans la sélection des candidats s’impose comme l’un des enjeux majeurs de ce rendez-vous électoral.