Pétrole : Assala s’impose comme le nouvel atout stratégique du Gabon

Dans un environnement énergétique mondial marqué par la volatilité des prix et l’attrition des réserves, la société pétrolière gabonaise Assala trace une trajectoire stable, fondée sur des choix stratégiques lucides et une gestion disciplinée. Son directeur général, Edgar Mba Ognane, a livré à L’Union une lecture claire des performances de l’entreprise, qui incarne aujourd’hui un pilier majeur de la souveraineté énergétique nationale.

Avec une production qui dépasse les 50 000 barils par jour, Assala représente à elle seule près de 25 % de l’offre pétrolière du Gabon. Ce poids économique est d’autant plus remarquable qu’il s’exerce dans un contexte de déclin naturel des champs pétroliers, estimé entre 15 et 20 % par an. Loin de subir passivement cette érosion, l’entreprise a misé sur une intensification du forage, la réhabilitation d’infrastructures critiques et une politique de maintenance rigoureuse pour maintenir, voire accroître, ses capacités extractives.

Sur le plan financier, Assala se distingue par une rare indépendance dans un secteur historiquement exposé à l’endettement externe. Selon son directeur général, la société parvient à autofinancer ses opérations courantes sans recourir à des emprunts garantis sur ses réserves. Une performance qui témoigne à la fois de la robustesse de sa trésorerie, de la rigueur de ses arbitrages budgétaires et d’un modèle de gestion tourné vers la résilience plutôt que la croissance spéculative.

Le climat social constitue un autre levier de performance. La direction de l’entreprise a instauré un mode de gouvernance fondé sur le dialogue constant avec les représentants du personnel, favorisant ainsi la cohésion interne dans un secteur souvent sujet aux tensions sociales. Cette stabilité sociale apparaît d’autant plus essentielle qu’Assala est engagée dans une phase de repositionnement stratégique, à un moment où les attentes de l’État actionnaire sont plus fortes que jamais.

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Depuis son passage sous contrôle gabonais, Assala incarne un changement d’ère dans la gouvernance énergétique du pays. Elle devient un instrument stratégique à part entière, au service de priorités nationales telles que la valorisation locale du gaz, la transformation industrielle ou encore l’autonomisation technologique. Cette nouvelle donne permet à l’État de reprendre la main sur les décisions structurantes du secteur, avec en ligne de mire l’objectif de faire de l’or noir un véritable levier de développement endogène.

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