Dans un message rendu public ce mercredi, Noureddin Valentin Bongo, fils d’Ali Bongo, a brisé le silence pour dénoncer ce qu’il qualifie de « harcèlement judiciaire et sécuritaire » ciblant son avocate à Libreville.
Selon lui, Me Gisèle Eyué Békalé, sa défenseure dans le volet gabonais de ses affaires judiciaires, était encerclée durant plus de 24 heures par des agents armés de la Direction générale des recherches (DGR). Contrainte de passer la nuit dans son cabinet, elle serait aujourd’hui « prisonnière dans son propre bureau ».
Pour Noureddin Bongo, cette manœuvre des autorités gabonaises serait une riposte directe à la transmission, par ses soins, de vidéos tournées secrètement durant sa détention. Ces vidéos désormais publiques incluent notamment les aveux d’une magistrate affirmant avoir agi sous la pression des responsables du CTRI pour le déclarer coupable. « Face aux mensonges constants des autorités gabonaises, je n’ai eu d’autre choix que d’accumuler des preuves vidéos et audios pendant mes 20 mois de détention arbitraire », écrit-il.
L’affaire prend un tour international puisque ces images ont été versées à la justice française, dans le cadre d’une plainte déposée à Paris pour torture et enlèvement contre le président de la république Brice Oligui Nguema, actuellement en visite officielle à Washington et plusieurs membres de son entourage.
Noureddin Bongo précise que Me Eyué Békalé n’a ni participé au tournage ni à la diffusion de ces vidéos, et demande expressément la fin de ce qu’il considère comme une « violation flagrante » de ses droits à la défense.