Compteurs SEEG : des clients abandonnés jusqu’à 7 mois d’attente après paiement, à quand la fin du mépris ?

Alors que le droit à l’électricité et à l’eau potable demeure fondamental, de nombreux usagers de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) vivent une attente interminable après avoir payé pour un compteur d’eau ou d’électricité. Ils dénoncent des délais anormalement longs dans la livraison de leurs compteurs.

Dans plusieurs quartiers de Libreville et d’autres villes du pays, les plaintes se multiplient. Des clients attendent depuis trois, cinq, voire parfois sept mois après avoir payé les frais requis pour bénéficier d’un compteur. En retour, ils n’obtiennent que des promesses et des files d’attente. Ce dysfonctionnement porte un grave préjudice à des citoyens qui, dans la majorité des cas, ont consenti des efforts financiers importants pour accéder à un service de base. Pendant ce temps, les vies sont mises en pause : maisons inhabitées, commerces bloqués, familles dans le noir. Il ne s’agit pas ici d’un luxe ou d’un confort optionnel, mais bien d’une prestation fondamentale dont dépend le quotidien de familles entières, d’entreprises locales et d’établissements publics.

Ce qui interroge davantage, c’est que certains clients affirment avoir été contraints de verser des « mises » informelles afin d’espérer un traitement plus rapide de leur demande mais, en vain. Ce type de pratiques, si elles se confirment, pose de sérieuses questions d’éthique et de transparence dans la gestion de cette procédure.

La SEEG évoque à demi-mot des retards d’approvisionnement. Mais ces justifications ne suffisent plus à contenir la frustration des usagers. Une entreprise publique, chargée d’un service aussi stratégique, ne saurait opérer sans une politique claire de gestion des stocks, ni sans un système de suivi accessible et rigoureux. À croire que les clients doivent juste se taire, attendre et prier.

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L’intervention de l’autorité tutelle, le ministre de l’énergie de l’Énergie, devient indispensable face à cette crise. Elle est attendue non seulement pour garantir un retour à la normale, mais également pour rassurer les usagers sur la chaîne d’attribution des compteurs. Le rôle du ministère ne saurait se limiter à la supervision technique. Il lui revient de veiller à la qualité du service public, à la protection des droits des usagers et à l’application effective des engagements pris par les opérateurs sous sa responsabilité.

L de Gabon ne peut prôner la modernisation de ses infrastructures sans garantir l’accès rapide et équitable à l’électricité pour tous. Il est temps de de restaurer la crédibilité des institutions, et surtout de faire respecter un principe fondamental : un service payé doit être un service rendu.

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