Guy Nzouba Ndama et Les Démocrates en ordre de bataille pour retrouver leur place sur l’échiquier politique

Alors que la date du 27 septembre 2025 approche à grands pas, les états-majors politiques s’activent en coulisses pour préparer les législatives et locales. Parmi eux, Les Démocrates (LD), formation dirigée par Guy Nzouba Ndama, semble décidé à ne pas rester en retrait. Réunis récemment autour de leur leader, les cadres du parti ont convenu de relancer leurs activités de terrain à travers une rentrée politique d’envergure, prévue dans les prochaines semaines.

Cette relance vise avant tout à répondre aux exigences posées par la nouvelle législation relative aux partis politiques. En discussion au Sénat après adoption à l’Assemblée nationale, ce texte impose aux formations politiques plusieurs obligations : un siège administratif, un compte bancaire fonctionnel, au moins trois députés nationaux, trente élus locaux et un minimum de douze mille adhérents. Un cadre réglementaire plus strict, censé assainir le paysage partisan gabonais.

Pour Guy Nzouba Ndama, cette évolution juridique constitue à la fois un défi et une opportunité. En tant qu’ancien président de l’Assemblée nationale, il entend inscrire sa formation dans une démarche légaliste et républicaine. La prochaine rentrée politique des LD aura donc une double vocation : mobiliser la base militante et réaffirmer une ligne idéologique claire face aux mutations en cours dans l’espace politique national.

Il faut dire que le parti a déjà prouvé sa capacité de mobilisation. Lors des dernières législatives et locales, Les Démocrates avaient créé la surprise en décrochant plusieurs sièges au sein du Parlement et dans les collectivités locales. Une performance qualifiée de « remarquable » par de nombreux analystes, d’autant plus que le parti n’existait que depuis deux ans à peine à l’époque.

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Forts de cette expérience, les cadres du parti entendent désormais capitaliser sur leur implantation existante pour renforcer leur présence à l’Assemblée nationale, au Sénat et dans les conseils municipaux et départementaux. La stratégie consistera notamment à s’appuyer sur les bastions électoraux déjà acquis et à conquérir de nouvelles zones, notamment en milieu urbain et périurbain.

Toutefois, la tâche s’annonce ardue dans un contexte politique en pleine recomposition. L’émergence annoncée d’un parti présidentiel, la reconfiguration des alliances, et la pression réglementaire accrue imposent aux LD une adaptation rapide. Cela passera, selon plusieurs sources internes, par un travail méthodique d’élargissement de la base militante, mais aussi par un repositionnement stratégique dans les débats nationaux.

Ainsi, si le mot d’ordre officiel reste encore celui de la préparation, tout laisse à penser que les LD entrent bel et bien en campagne. Le « branle-bas de combat » est donc lancé, ou tout au moins amorcé, dans une formation qui entend prouver qu’elle n’a pas dit son dernier mot.

 

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