Le Gabon a franchi un tournant majeur dans sa quête d’une gouvernance de proximité. Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé l’ouverture de la toute première session de la Commission Nationale de la Décentralisation (CND). À cette occasion, il a clairement réaffirmé son ambition : un transfert effectif des compétences et des moyens de l’État vers les collectivités locales, pour une meilleure prise en charge des besoins des populations.
Au cœur de cette session, la validation du Plan national de transfert des compétences, véritable feuille de route pour la mise en œuvre concrète de la décentralisation. Le Chef de l’État a appelé à des mesures immédiates et tangibles, afin que les collectivités locales deviennent des acteurs de premier plan du développement, au-delà du simple cadre théorique.
La décentralisation vise à rapprocher l’action publique des citoyens. Concrètement, cela signifie que les maires, les préfets et autres élus locaux disposeront désormais de pouvoirs accrus, et de ressources adaptées, pour gérer les affaires de leur territoire sans dépendre systématiquement de Libreville.

Les citoyens devraient ainsi observer une amélioration des services publics, notamment en matière d’état civil, d’entretien des routes secondaires ou de gestion des infrastructures de proximité. En rapprochant la décision des réalités locales, le gouvernement espère une administration plus réactive, plus efficace, et mieux connectée aux besoins du terrain.
La réforme entend également favoriser la participation citoyenne, en renforçant la démocratie locale. En impliquant davantage les habitants dans les décisions qui les concernent directement, le projet souhaite redonner du sens à l’engagement civique et à la redevabilité des élus de proximité.
Sur le plan stratégique, la décentralisation vise aussi à corriger les déséquilibres territoriaux. En dotant les régions reculées de moyens concrets, l’État espère enclencher un développement harmonieux sur l’ensemble du territoire, au lieu de le concentrer dans la capitale.
Le Président Oligui Nguema insiste : il ne s’agit pas d’un simple exercice institutionnel, mais d’un engagement structurant de son projet de société. Ce processus doit s’appuyer sur un cadre légal robuste et des mécanismes opérationnels fiables, afin d’assurer un transfert réel et durable des pouvoirs.
Avec cette première session de la CND, le Gabon entre dans une nouvelle ère de gouvernance territoriale. Si les ambitions sont claires, leur concrétisation reposera sur la capacité du gouvernement à appliquer ces réformes sur le terrain, et à accompagner les collectivités dans la prise en main de leurs nouvelles responsabilités.
« Au pays des aveugles, les borgnes sont rois. » Mais est-ce que ces autorités comprennent réellement de quoi il s’agit ?
On parle aujourd’hui de décentralisation, mais visiblement sans en maîtriser ni le sens, ni les implications profondes.
Comment le ministère de l’Intérieur – désormais dirigé par Herman Immongault, successeur de Lambert-Noël Matha – peut-il prétendre promouvoir la participation citoyenne, alors qu’il contribue en réalité à priver les citoyens de leurs droits fondamentaux ?
C’est ce même ministère qui, en 2003, a délivré le récépissé de déclaration de l’association Sauvons la Planète, et l’a accompagnée dans la mise en œuvre de l’initiative Police des Plages. Ce projet fut mené en collaboration avec la Direction Générale de la Protection Civile (feu Roland Nguéma Angounga), dans le cadre de son affiliation à l’Organisation Internationale de la Protection Civile (OIPC), dont le Gabon est membre.
L’initiative bénéficiait également du soutien :
du ministère de la Défense nationale à travers le Secrétariat général de la Défense (Ali Bongo, alors ministre, via ses équipes),
de Gervais Oniane, ancien conseiller stratégique d’Ali Bongo et ministre de la Défense nationale (1999-2009),
du BSP (Roland Angounga),
de la mairie du 1er arrondissement de Libreville,
du Lions Club International – District 403B,
et d’ASCOMA (Patricia Bouddhou-Chavihot).
Comment, dans ces conditions, ce même ministère peut-il aujourd’hui parler d’engagement citoyen, alors qu’il agit en contradiction flagrante avec les principes qu’il prétend promouvoir ?
Le Gabon ne peut se réduire à une poignée d’individus à la moralité douteuse. Un minimum de respect s’impose, surtout lorsqu’à la tête de l’État se trouve un homme issu de la même génération que ceux qu’il choisit d’ignorer ou de trahir.
Corrigez votre position. Le message que vous envoyez est non seulement incohérent, mais aussi profondément irrespectueux envers les citoyens. Un État qui agit ainsi ne peut inspirer ni confiance, ni respect. La remise en cause internationale de la validité de notre passeport en est une preuve éclatante. Rien d’étonnant, hélas.