Le salon de la santé mentale : briser les tabous pour une société plus forte

Les 29 et 30 mai 2025 dernier, l’ONG Le Sel de la Terre dirigée par Joëlle Alini, a organisé la première édition du Salon de la Santé Mentale à Libreville, sous le thème « La santé mentale, socle d’une nation forte ». Cet événement visait à sensibiliser la population sur une question souvent mise de côté : la santé mentale. Dans un pays où ce sujet demeure tabou, le salon a permis de dévoiler les souffrances invisibles de milliers de Gabonais, qui, souvent seuls, ignorent qu’ils peuvent trouver de l’aide.

Derrière le sourire de façade, les silences pesants et la résilience silencieuse, des milliers de Gabonais souffrent en silence. Loin des regards, loin des mots, loin des gestes d’empathie. Dans un pays où les problèmes de santé mentale restent encore trop souvent tus, l’ONG Le Sel de la Terre a fait un pas en organisant un salon dédié à cette question fondamentale, une première édition qui a rassemblé un public curieux et soucieux de comprendre un mal invisible, mais bien réel.

L’objectif était clair : vulgariser la santé mentale, briser les tabous et favoriser un dialogue entre les professionnels de la santé et ceux en quête de soutien. Joëlle Alini a insisté sur l’importance de ne pas rester enfermé dans la souffrance et de chercher un accompagnement. Le Salon de la Santé Mentale a réuni une pléiade de professionnels de la santé, tous unanimes sur la nécessité de prendre soin de son bien-être mental aussi sérieusement que de sa santé physique. Des experts comme le Dr Marie Stele Marehin et le Dr Louma ont abordé les liens entre stress, addictions et troubles mentaux, soulignant que la solitude et le silence sont des facteurs clés de ces pathologies.

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Yvon Moussavou Nziengui a également rappelé que la charge mentale touche aussi les dirigeants d’entreprises. Selon lui, les patrons, souvent perçus comme des modèles de résilience, subissent une pression constante, négligée dans les discussions sur le bien-être. Il a plaidé pour la mise en place de structures de soutien psychologique dans les entreprises.

Le salon a également souligné le rôle fondamental de la famille comme premier espace d’épanouissement émotionnel. Une famille équilibrée permet de prévenir les dérives psychologiques, tandis qu’une famille dysfonctionnelle peut contribuer à l’isolement et aux troubles mentaux.

Cette première édition a marqué un tournant pour la reconnaissance de la santé mentale au Gabon. En sensibilisant la population, les autorités et les professionnels de la santé, l’événement a amorcé un dialogue essentiel pour améliorer le bien-être mental collectif. Pour Joëlle Alini, une société forte ne peut exister sans une attention sérieuse à la santé mentale, et cet événement n’est que le début d’un long chemin vers une reconnaissance durable.

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