L’Hôpital malade : un cri d’alarme pour notre santé publique

Le témoignage poignant en provenance de Koulamoutou, que nous relayons aujourd’hui, n’est pas qu’un simple fait divers. Il est le symptôme d’une maladie bien plus profonde qui ronge notre système de santé publique. Comment accepter que des lieux dédiés à la guérison deviennent des sources de danger et d’injustice ?

Le cas de cet enfant à qui l’on a refusé une transfusion vitale parce que « le médecin traitant est un témoin de Jéhovah » est non seulement choquant, mais il met en lumière une défaillance éthique et professionnelle inacceptable. Mais au-delà de cet incident révoltant, c’est l’ensemble du tableau qui interpelle.

L’insalubrité décrite dans nos hôpitaux, le manque de moyens logistiques élémentaires comme une ambulance, le climat de peur qui empêche la libre expression des citoyens constituent des signaux d’alarme qui ne peuvent plus être ignorés. Aller à l’hôpital ne devrait pas être une source d’angoisse supplémentaire, un saut dans l’inconnu où l’on risque de contracter de nouvelles infections ou de se voir refuser les soins essentiels.

Il est temps d’ouvrir les yeux sur cette réalité amère. La santé n’est pas un luxe, c’est un droit fondamental. Et lorsque ce droit est bafoué, c’est la dignité de chaque Gabonais qui est atteinte. Le silence, face à de telles dérives, est une forme de complicité. La peur ne doit plus nous paralyser. Il est de notre devoir, en tant que citoyens, de réclamer des comptes, d’exiger des améliorations concrètes et rapides.

Nos dirigeants ont la responsabilité première de garantir un système de santé digne de ce nom. Investissements adéquats, contrôles rigoureux, respect des protocoles d’hygiène, formation continue du personnel sont autant de mesures urgentes à mettre en œuvre. Il ne s’agit pas de pointer du doigt pour critiquer stérilement, mais d’alerter pour construire un avenir où chaque Gabonais pourra se faire soigner dans des conditions décentes et sécurisées.

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La situation à Koulamoutou est un appel à la conscience collective. Il est temps que la santé de notre population devienne une véritable priorité nationale, au-delà des discours et des promesses. L’heure est à l’action, à une mobilisation générale pour que l’hôpital retrouve sa vocation première : celle de guérir et de protéger. N’attendons pas d’autres drames pour réagir. Notre santé, notre avenir, en dépendent.

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